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Incendies: Incendie de Provence: 30 militaires en renfort

Contribution de peps le 28 September 2009 à 21:04:53

SuisseTout le monde avait envie d'y croire. Mais force est de constater qu'à 16h, soit 48h après le début de l'incendie, la tentative d'entrer dans le 2e sous-sol sinistré, en en perçant la paroi extérieure, a échoué. La chaleur y est telle que le risque d'effondrement est trop élevé pour risquer d'aller au contact des flammes. Une certitude désormais, tout de même: l'entier du sous-sol, soit quasiment l'équivalent d'un terrain de foot, est embrasé.

Si les soldats du feu vont encore tenter de percer la paroi à la hauteur du 1er sous-sol pour s'approcher du sinistre. Mais il est certain qu'il ne sera pas maîtrisé avant plusieurs heures. Voire même demain, disent certains observateurs.

A l'avenue de Provence, c'est la déception. Car à 14 heures, alors que les pompiers perçaient le mur extérieur du sous-sol en feu, l'espoir était très grand. Y compris chez les riverains qui, depuis jeudi après-midi, souffrent de la fumée qui a envahi les quartiers alentours. Le commandement des pompiers se tiendra d'ailleurs à leur disposition pour répondre à leurs questions, demain dimanche à 9h30 au garage AMAG.

L'armée à la rescousse
Pour aider les services déjà présents sur place, l'armée a confirmé aux alentours de 17h qu'elle mettait 30 hommes à disposition. Ces derniers seront chargés de tirer une conduite directement depuis le lac, à travers la vallée de la Jeunesse. Et étaient annoncés prêts pour 19h.

Plus tôt dans l'après-midi, à 13h30, le commandant du Service de protection et sauvetage Jean-Luc Berney tenait un point-presse.

Le chef des opérations a notamment annoncé que 217 personnes se relayaient sur le site pour tenter d'enfin maîtriser le sinistre. L’aide de l’armée a été demandée et la création d’une amenée d’eau depuis le lac est étudiée.

Air respirable dans le quartier, malgré la fumée
Des mesures de qualité de l’air dans le quartier de Montelly ont montré que toutes les normes légales étaient respectées. Les voisins du site sont tout de même invités à garder leurs fenêtres fermées pour ne pas être incommodés.

«Il faut imaginer une pièce souterraine haute de 3,5 mètres, grande comme ¾ d’un terrain de foot et à laquelle on ne peut accéder que par quatre petites portes, décrit Jean-Luc Berney. Le tout est rempli de protectus, ces armoires métaliques que l’on déplace pour accéder à leur contenu. Cette construction est particulière et la question de savoir si un si grand volume n’aurait pas dû être cloisonné est judicieuse.»

1000 degrés dans la cave.
«Malgré la débauche de moyens, d'autres nouveaux foyers sont vraisemblablement apparus, constatait quelques heures plus tôt l’officier de presse des pompiers lausannois, Bernard Sermier. Le problème est que suite à l’effondrement partiel de la dalle, nous n’avons plus aucune possibilité d’accéder aux sous-sol.» Commandant de l'oppération, Jean-Luc Berney déduit de ce fait que la température dans la salle devait avoisiner les 1000 degrés.

Durant la nuit une nouvelle tactique a été tentée. Une seconde pelle mécanique a été amenée sur le site et creuse actuellement un accès sur le côté du bâtiment. Les cages d’escaliers étant devenues inutilisables, le but est de tenter d’accéder au foyer latéralement. Nul ne sait toutefois si cette tentative sera couronnée de succès, puisqu’elle dépend fortement de l’évolution du sinistre.

Des renforts venus de tout le canton
Une centaines de personnes sont toujours en activité sur le lieu du sinistre. « Nous avons mis en place un tournus avec des gens provenant de tout le Canton, qui viennent travailler ici, puis retournent se reposer chez eux ou en caserne. Nous disposons ainsi en permanence de personnel frais sur le site », explique Bernard Sermier.

Tout semble donc indiquer que le sinistre va encore se prolonger une bonne partie du week-end, ce qui ne fera que renforcer son côté d’ores et déjà totalement exceptionnel.

C’est la mémoire d’une centaine d’entreprises qui part en fumée

«Nous sommes terrassés. C’est catastrophique.» Vincent Bruat regarde par la fenêtre d’un bureau improvisé les volutes de fumée blanche qui s’échappent de son entreprise quelques mètres plus loin, la société Secur’Archiv à Lausanne. Ce qui brûle depuis plus d’un jour, c’est la mémoire de cent cinquante entreprises vaudoises stockée sur près de 2000 mètres carrés. Du «vieux papier» fait d’anciennes fiches de salaires, de listings, de factures, de mémos… Selon les pompiers, l’incendie ne sera pas circonscrit avant le week-end.

Le feu s’est déclaré jeudi à l’avenue de Provence. Quand l’alarme incendie s’est déclenchée, les deux employés présents sur les lieux ont sauté sur les extincteurs avant d’ouvrir la porte menant aux archives, au sous-sol. «Ils ont vu des flammes qui sortaient d’un moteur électrique. Puis les pompiers sont arrivés», raconte le directeur. Dans ce sous-sol étaient entreposés 50 000 cartons confiés par des entreprises vaudoises. Les cartons étaient rangés sur des étagères métalliques mobiles. «C’est un véritable dédale. Un jour après le début du sinistre, mes hommes ne sont pas encore parvenus au cœur de l’incendie. La visibilité est nulle. C’est comme si le feu avait pris dans 400 caves d’appartements en même temps. Nous n’arrivons pas à ouvrir tous les compactus et, quand nous y arrivons enfin, le papier se met à brûler automatiquement à cause des gaz», explique le lieutenant-colonel Jean-Luc Berney, commandant du corps de sapeurs-pompiers de Lausanne.

Dans un premier temps, une vingtaine de pompiers genevois sont venus prêter main-forte à leurs collègues lausannois. Dans leur camion: deux ventilateurs géants, semblables à ceux qui avaient été utilisés lors de l’incendie du tunnel du Gothard. Mais cela n’a pas suffi. La tactique des pompiers a été d’ouvrir un peu plus les vannes, soit 4500 litres d’eau à la minute. L’idée était de maintenir la température au-dessous des 650°. «Au-delà, la structure du bâtiment se fragiliserait et la sécurité de mes hommes serait menacée.» Hier après-midi, la température était stabilisée à 450°, mais cela n’a pas suffi pour empêcher un effondrement partiel de la dalle, mais qui n’a pas fait de victimes.

Société genevoise fondée il y a une vingtaine d’années, Secur’Archiv compte neuf sites en Suisse. Celui de Lausanne est en activité depuis 2002. Il occupe les anciens locaux d’archivage d’UBS. «Mais nous n’avions plus de cartons leur appartenant», souligne le directeur. Ce dernier espère pouvoir récupérer le maximum de papiers, même mouillés. «Nous avons déjà pris des dispositions pour congeler ces documents à moins 20 degrés dès que nous les aurons récupérés. Cela stoppera les moisissures, ensuite de quoi il faudra les restaurer.» Deux autres salles d’archives numériques, elles aussi situées au sous-sol, devraient avoir été épargnées par la fumée et par l’eau.

source:24heures.ch

 
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